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Dispute eJustice Google

eJustice fait un procès à Google. Embaucher un référenceur reviendrait moins cher

publié le 25 février dans Moteurs de recherche - 5 commentaires

Dans un article intitulé « Plainte contre Google : "Ils nous ont envoyés au tapis" » paru hier sur le site Rue89, le dirigeant du site eJustice, Dominique Barella, nous parle de ses déboires avec Google.
 

Ce n’est pas la première fois qu’un propriétaire de site décide de trainer Google en justice. Ce n’est pas la première fois que cela est repris par les médias et que le site en question reçoit de la pub « gratuite ». Et ce n’est surement pas la première fois que « la plainte de 40 pages, […] solide, avec des éléments techniques et des preuves » n’a aucun fondement.

Malheureusement, ce n’est surement pas la dernière fois non plus.

100% du blâme semble être est sur eJustice

Cinq minutes passées sur le site eJustice.fr suffisent pour voir qu’il y a très peu de contenu unique pour Google : 3840 pages indexées, mais au moins 3600 pages sont des pages de recherche personnalisée Google.

Il reste donc un peu plus de 200 pages qui apparaissent avec la requête :

site:ejustice.fr -google

Cela serait un bon début, si la majorité de ces pages n’étaient pas en fait des pages auto-générées par une faille XSS de cross scripting (ou un hack qui produit du spam pour des sites auto/moto, donc aucun rapport avec la justice ou le droit), et des erreurs de connexion de base de données.

Je ne parlerai même pas des pages centrales du site, celles liées depuis la page d’accueil, qui comportent trois balises <title>.

  • la première, cachée par les codes commentaire html <!– –> est inutile, car identique pour toutes les pages centrales et ne contient pas de mots-clés pertinents ;
  • la seconde est identique à la première, sauf qu’elle n’est pas cachée – c’est celle que mon navigateur affiche ;
  • la troisième contient une dizaine de mots clés … en doublon.

Il ne faut pas être un génie du référencement pour constater que cela peut causer des problèmes auprès des moteurs.

Je ne parlerai pas non plus du fait que ces pages centrales sont dépourvues de contenu unique, car ce sont des pages de recherche personnalisée qui utilisent, bien entendu, le cadre (iframe) Google.

Dans son article, le dirigeant d’eJustice explique avoir subi des pressions de Google pour utiliser leur algorithme et leur publicité. Ils ont dû céder parce qu’il n’y a pas grand-chose sur ce site. Je me demande même comment ils arrivent à générer 500 connexions par jour.

Le mot de la fin

Je ne suis plus un « fan » de Google depuis quelque temps, car je trouve que leur politique de vie privée laisse vraiment à désirer. Si une autre entreprise de cette taille se livrait à une collecte d’informations personnelles de la même envergure, ils auraient surement déjà perdu plusieurs procès pour atteinte à la vie privée.

Mais mon conseil pour eJustice serait d’économiser les frais du procès, et d’embaucher un bon référenceur, car contrairement à ce que Mr Barella pense, les bases de la plainte ne me semble pas du tout solides.

Pour un autre avis, qui tire des conclusions similaires, Sebastien Monnier, ancien Googler, en a parlé avant moi sur son blog : Pourquoi Google a blackliste eJustice. Il conseille l’embauche d’un rédacteur et d’un développeur, qui sont tout aussi indispensables au site.

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gaël février 27, 2010 à 14:16

C’est un peu du grand n’importe quoi…
Je vais faire un procès à GG car je ne suis pas encore premier sur la requête « gael »…

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propulsr février 27, 2010 à 17:23

Si t’as besoin d’un témoin pour le procès, fait moi signe ;)

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Sylvain février 28, 2010 à 09:32

Concernant l’analyse, je suis tout à fait d’accord avec toi.
En revanche, le coût d’un procès est peut-être rentable en regard de la communication faite autour de l’affaire dans les médias.
Pour ma part, ce qui m’amuse le plus, c’est la phrase qui chapeaute la frame de réponses Google :

« Ejustice.fr vous propose les meilleurs liens pour votre recherche basés sur la connaissance de Dominique Barella, expert de la justice. »

Ceci laisse supposer que cette personne a comme base de connaissance la totalité de l’index Google, c’est impressionnant. D’ailleurs, faites le test avec des requêtes « X » voire plus douteuses encore, et vous verrez que visiblement Dominique a une sacré culture et connaissance dans les domaines les plus variés ;-)

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Mapics mars 1, 2010 à 14:10

Le problème je pense vient du fait qu’il est à la mode de se retourner contre Google, il faudrait juste que les webmaster comprennent que Google n’est pas le centre du net et qu’il existe d’autres solution de recherche.

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Web organique mars 2, 2010 à 09:39

Moi j’ai déposé une plainte contre Google, car j’ai cramé mon PC et me suis brulé au 2 ème degré avec un café du Mc Do, lorsque j’ai constaté que je mes résultats tombaient dans le néant :)

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